Amélie Galup, l’œuvre d’une femme photographe au début du XXe siècle

Dernière mise à jour : 21 avr. 2021


Indolence, 1896


Notre box de mars va vous dévoiler à travers ses pages le combat d’Olympe de Gouges, originaire de Montauban (Tarn-et-Garonne), femme de lettres puissante, talentueuse, influente. Nous avons alors visité le Quercy tarn-et-garonnais à la recherche d’autres pépites et c’est la que nous avons découvert Amélie Galup, native de Saint-Antonin-Noble-Val et photographe autodidacte qui a marqué la région.


Amélie Galup est une artiste particulièrement intéressante : issue de la bourgeoisie locale, elle a commencé la photo en amateur dans les années 1890 alors que cette pratique était plutôt récente et réservée à un cadre professionnel.


Notre photographe a donc créé sa propre chambre noire dans sa cave et développait ses propres négatifs. Ses clichés nous permettent de découvrir le mode de vie des français de province à cette époque. Portraits familiaux ou d’amis, scènes de vie familiale ou encore sociétale (photos de mineurs, de commerçants), Amélie Galup photographiait son quotidien et celui des autres habitants de sa commune en toute simplicité, des images fortes de paysans vivant difficilement dans les campagnes françaises et de nouveaux citadins à la recherche d’emplois qui se faisaient rares. Mais Amélie les capturait dans son appareil avec un regard doux et bienveillant de sorte qu’en admirant ses photos, on ne semble voir que la beauté d’un monde disparu après la première guerre mondiale.



Le déballage, 1898



La pressée, 1898