Les illustres femmes marcheuses

Dernière mise à jour : 8 avr. 2021

La première box de la Malle d’Aventure s’intéresse à Robert Louis Stevenson, auteur de Voyage avec un âne dans les Cévennes, et aux écrivains-marcheurs. Cette discipline n’est pas réservée aux hommes  !


D’illustres femmes se sont aussi engagées sur les chemins et ont été inspirées par la marche pour écrire. Ces femmes hors du commun ont, pour certaines, enfreint les codes de leur époque pour entreprendre leurs aventures.



Les femmes de lettres


Elles voient d’abord dans la marche un moment d’errance de l’âme et tirent de leurs expériences des écrits inspirants qui encouragent à marcher pour se ressourcer.


L’une des plus grandes figures féminines de la littérature française, George Sand (1804-1876), était une femme engagée, mais aussi une marcheuse. Si ses récits de voyages sont moins connus que ses romans, George Sand a inspiré Stevenson en entreprenant un périple de trois ans entre la France, la Suisse et l’Italie. Lettres d’un voyageur (1837), retranscription des récits qu’elle envoyait à ses proches, est un parfait exemple des bienfaits du voyage. "Ne lis jamais mes lettres avec l'intention d'y apprendre la moindre chose sur les objets extérieurs : je vois tout au travers de mes impressions personnelles." écrit-elle.


Bien que Virginia Wolf (1882-1941) ne soit pas une grande marcheuse, l’âme de la protagoniste de son roman le plus connu, Mrs Dalloway (1925), est indissociable de son errance dans les rues de Londres. C’est une vision moins exotique, moins sportive de la marche que décrit l’auteur, mais la marche urbaine est celle que l’on connait et que l’on pratique le plus au quotidien.


Philosophe, professeure, helléniste française, Jacqueline de Romilly (1913-2010) n’a pas passé sa vie derrière un bureau. La marche était pour elle non seulement un moyen de se ressourcer mais aussi une inspiration. De ses promenades en Provence, elle en tire un livre Sur les chemins de Sainte Victoire (1987) dans lequel elle invite le lecteur à la suivre et à découvrir à la fois les paysages et les plaisirs de la marche. « Les chemins de Sainte Victoire me purifient comme un prière [….] que l’on me pardonne ces extases solitaires »




Les aventurières